Love me, eat me.

ANGES & DEMONS 

Le sacerdoce qui m'étouffait hier n’à d’égal que la luxure démoniaque dans laquelle je baigne aujourd'hui... 

Le cul, la queue, les chattes, le foutre à outrance et dégoulinant. Les cris, les complaintes de plaisir, les crachats sur les orifices humides. Les partouzes, les soirées Glory, branlettes et enculages sans fin. Les palotages et suçages à l’aveugle dans les backrooms ou les vapeurs d’un hammam. Les pilonnages fond de gorge. Les doigts, les glands suintants qui s’immiscent. Les cockrings, et le poppers qui dilatent les veines et le cerveau. Et ma queue, mon accélérateur de particules, qui dilate tout le reste… 

Ces idées et ces actes me dévorent et me hantent. 

 

Moi le gendre parfait, le Norman Bates du cul à qui on aurait donné le bon dieu sans confession.

 

Après avoir été un Ange, avoir souri poliment aux louanges, être tombé amoureux et aveuglément fidèle. Après toutes ces années de conventions programmées, les chaines se sont rompues.

La bombe à éclaté. Les atomes se sont dispersés, John Parker est né.  

Aujourd’hui je dévore des culs insatiablement. J’embrasse, je lèche, je suce, j’avale des queues à m’en faire vomir. Je pénètre des hommes, des femmes, et je m’enivre de tous ces corps. J’explore de plus en plus profond, de plus en plus loin, je sonde toujours plus bas pour toucher le fond de cet océan de sueur et de sperme.

Et au-dessus de cette tempête de luxure, de cet enfer de débauche, il apparait parfois. 

 

Rayonnant dans la pénombre, je ne connais rien de lui à part son prénom. Le deal : rester des inconnus. 

 

La nuit, il vient. On fait l’amour, puis il repart. 

 

Je voudrais qu’il m’aime. Il me boit et il me mange.

 

Il rassasie le démon que je suis devenu, me ramène à la surface, et me rappelle au plus beau de l’humanité, l’Amour. 

Merci à toi mon Ange.