Andrés le majordome Barcelonais

Eté 2003. J’avais décidé de rendre visite à une vieille tante à Barcelone. Histoire qu’elle se sente bien inspirée par ma présence en ces temps de forte canicule. J’espérais un dernier élan de générosité de sa part.

Ayant peu de moyens je décidais de partir à moto, depuis Montpellier. 

Les rafales de vent le long de l’étang de Leucate et le soleil caniculaire avaient bien sollicité mon corps qui au fil des kilomètres se tendait et se caramélisait. Les vibrations de ma vieille Honda avaient mise ma queue en éveil. Et chaque pause se transformait en instants détente ou je finissais toujours par me masturber, soit dans les chiottes macabres d’un vieux restau routier, ou sous le ramage d’un antique olivier bien isolé. M’enivrant de l’odeur de ma propre sueur. Goutant avec délice ma semence. Le corps complètement nu. En espérant qu’un bel hispano vienne me surprendre dans mes ébats solitaires.

Ma tante Carmen habitait dans l’un de ces vieux et riches immeubles Barcelonais, ou le rapport au monde n’était pas aisé. 

Cela faisait quelques années qu’elle ne m’avait pas revue. Elle était heureuse, mais voyait aussi en ma présence comme le signe d’un changement, peut être d’un mauvais présage.

Elle me présenta son majordome, Andrés. Il était à son service depuis une dizaine d’années. C’était le fils d’une de ses amies. 
Carmen lui avait donné sa chance alors qu’il n’était âgé que de 18 ans. A l’époque Andrés errait dans les rues de Barcelone en quête d’un deal ou d’une passe pour se remplir les poches. 

Elle l’avait pris en affection, sans doute inspirée par les lèvres généreuses et le regard profond du garçon. Il lui rappelait sans doute un ancien amant. Elle l’avait ferrée en lui promettant une vie meilleure, un compte en banque bien rempli, avec une seule contrainte… Lui être totalement dévoué.  

Carmen demanda à Andrés de m'accompagner à ma chambre, insistant sur le fait que je devais être bien fatigué du voyage et que j’avais besoin de détente…

 

Nous traversâmes un long corridor, baigné par la fraicheur un peu rance de ces vieilles bâtisses catalanes. 

L’ombre des clautras byzantins, enveloppait en saccades nos pas d’une succession d’ombres et de lumières. Comme un appel au sexe, une allégorie des battements de cœur, des battements de sang tout au long de ma verge.

Je suivais Andrés de près. Il portait mon bagage. Son pas langoureux, était exceptionnellement lent. 

Pour moi qui venait d’avaler 300 km de chaos, cette marche m’apaisait. Elle était comme une parade, un avant goût d’un instant sublime qui s’esquissait à mesure que nous avancions dans ce couloir. 

 

Sa chemise blanche bien ajustée laissait deviner un corp musculeux. Son pantalon noir un peu trop court et élimé, en disait long sur l’avarice de Carmen. Cela rajoutait néanmoins de la sensualité à sa démarche, et moulait parfaitement les deux rondeurs de son fessier, que je n’avais maintenant plus qu’une envie de fesser. 

Mêlé au brouhaha lointain de la rue, le son de l’ouverture de sa braguette m’obsédait. Je n’avais plus qu’une seule image en tête : moi à genoux face au piton caché du pantalon trop usé d’Andrés. Mes dix doigts bien ancrés sur ses deux fesses.

Son odeur de fleur d’oranger mêlée à sa transpiration, transperçait mon esprit et me frappait d’un doux vertige, comme une effluve enivrante, une invitation totale au sexe.

 

Nous arrivâmes devant la grande porte de bois sculptée de ma chambre. Andrés l’ouvrit avec une délicatesse mêlée d’une touchante timidité. Il m’invita à y pénétrer… 

Alors qu’Andrés déposait mon bagage sur le lit. Je refermais délicatement la porte de la chambre derrière nous.

Un lit à baldaquin trônait au milieu de la pièce spacieuse. Les quatre colonnes sans voilage, hérissées vers le plafond, semblaient le faire voguer comme un vaisseau fantôme éclairé par de timides rayons de soleil traversant les persiennes de bois d’encens. 

Sur le mur en face du lit, un large miroir démultipliait la pièce, et l’ouvrait vers l’infini. 

Sur une table basse, une citronade bien fraiche avec quelques glaçons tintants, et une corbeille de fruits avaient été déposés là, pour me souhaiter la bienvenue.

Andrés me sourit. Il s’avait ce qu’il avait à faire. Puis avec le même pas de félin qui nous avait conduit à cette chambre, il se rapprocha de moi. Ses yeux de braises plantés dans mon regard. 

A mesure qu’il avançait je sentais sa respiration se saccader, et le rythme de mon cœur s’emballer.

Peu à peu, je me mis à me déshabiller. La sueur avait collé mon tee-shirt, et les éclaboussures de sperme de mes petites pauses mêlées à la poussière du voyage avaient rendu l’aspect de mon short parfaitement immonde. 

Mais qu’importe. Je me retrouvais vite nu comme un vers, face à Andrés qui déjà s’agenouillait pour parfaire son rituel de bienvenue…     

Ses lèvres étaient douces, et je sentais subtilement le galbe de la surface de sa langue caresser mon gland en feu, et bien parcourir toute la longueur de ma verge.

Les yeux fermés, mes doigts plantés dans sa tignasse de jais, je me laissais bercer par le lent pilonnement de mon bassin guidant ma queue raide comme un bronze antique, bien au fond de sa gorge large, chaude et accueillante. 

Je l’entendais sucer, baver, aspirer, humer ma queue. La léchant de bas en haut, puis de haut en bas, crachant sur mes couilles suantes de désir et d’ardeur. 

Je sentais sa langue gober puis enrober mon gland humide et perlant de semence offerte à sa gourmandise. Comme s’il avait voulu sucer puis croquer dans une fraise bien généreuse.


L’instant était délicieux. Mais j’en voulais plus. 

Je retirais doucement mon dard du fond de sa gorge, laissant s’échapper comme un filet de sperme naissant. Je pouvais lire dans ses yeux que je le privais de la vie. 

Les muscles bandés, j’attrapais d’une main l’un des mats de mon baldaquin, puis de l’autre je guidais fermement le visage de mon hôte vers ma rondelle suintante, accueillante et bien ouverte à la discussion. 

Nous parlions alors la même langue. Celle de la baise, du sexe hard, le langage universel du désir.

Et la langue d’Andrés cet après midi là avait su me faire parler…

Il me fallait maintenant gouter Andrés. Je le guidais doucement et l’allongeais sur le lit. 


C’est assis sur son visage à me faire délicieusement caresser la rondelle par sa barbe de trois jours, que je me mis lentement à le déshabiller. 

Je déboutonnais sa chemise, découvrant peu à peu un corps musclé et velu. 

Des odeurs d’ambre et de camphre m’attiraient maintenant vers son sexe, toujours emprisonné dans ce pantalon élimé offert il y à dix ans par Carmen.

 

Les coups de langues derrière ma croupe ne suffisaient pas à me détourner de mon vœux le plus cher : ouvrir cette braguette, et libérer la queue d’Andrés…

 

Elle se dressait bien raide devant ma bouche. Luisante, humide et odorante à vous retourner le cerveau. Encouronnée de veines saillantes, gonflées d’ardeur de vigueur et de jus. Je la glissais bien au fond de ma gorge, comme une récompense méritée qu’un chien attend de son maitre.

Sentant ma langue et ma gorge honorer son sexe, Andrés décidait d’explorer un peu plus profondément mon intérieur. 

Après s’être humidifier le majeur et l’annulaire, il me pénétrait d’un doigté subtil et délicat qui me comblait de plaisir. Je sentais ses doigts peu à peu m’entrouvir et me faire céder. La dureté et la douceur de sa chevalière en or attisait ma souffrance et mon désir. 


Mais deux doigts ne suffisaient pas. 

 

Je lâchais pour deux secondes ma gourmande friandise, me laissant tout bavant et hagard, une main agrippée à la queue d’Andrés et l’autre tendue vers la corbeille de fruits…

 

Et c’est avec une banane dans le cul et la queue suintante de désir d’Andrés au fond de ma gorge que je me mis à délirer… 

Le plaisir me donnait l’impression d’être au milieu d’un cyclone. Les murs tournaient autour de moi, des visages lubriques apparaissaient dans le miroir et le regard d’Andrés devenait menaçant. 

Il me dominait à présent. Se masturbant vaillamment, et exhibant au-dessus de ma face ses deux belles couilles généreuses et bien remplies. 

A genoux devant mon matador Barcelonais, je lui saisis puissamment les fesses, mes doigts à la frontière de son anus, puis j’engouffrais encore et encore sa queue puissante de diable espagnol au fond de ma gorge, comme si je voulais qu’il me défonce le larynx. 

Je crachais sur ses couilles et sa queue pour ensuite me caresser et me frapper le visage avec son dard. Comme pour me punir, moi la vilaine chienne du maestro Andrés.

 

Je sentis enfin le chaud et doux nectar me tapisser le visage. Le jus giclait de cette colonne victorieuse, dégoulinant sans fin par saccades sur ma face. J’ouvrais la bouche à me décrocher la machoire pour ne pas en perdre une goutte. Je me léchais les babines pour m’en repaître et pouvoir enfin mourir. 

 

Je guidais ensuite la colonne de marbre vers mon anus, accueillant et bien ouvert, pour qu’il l’honore aussi. Encore et encore. Je ne voulais pas que cela s’arrête… 

Et le jus coulait toujours, me tapissant l’intérieur, me laissant en sueur, la bouche et le cul complètement dilatés de plaisir. J’étais comme une loque ivre de sexe. 

 

Je me sentis jouir sous ses derniers coups de boutoir. Mon sperme s’écoulant comme poussé par la queue d’Andrés qui m’aurait transpercé de part en part, m’infligeant l’estocade. 

 

Quelques années après, j’appris par voie de presse, que le dernier bordel Barcelonais venait de fermer ses portes, suite à la mort violente de sa propriétaire agée de 90 ans. 

Un mystérieux héritier avait vendu les murs et récupéré la fortune de la vieille Carmen. Il s’était ensuite soudainement volatilisé… 

 

En lisant ces lignes, je n’ai plus eu qu’une seule envie… Retrouver le bel Andrés… Mais ça c’est une autre histoire...