KURO
Le Maître du Noir.
Invité par le consul de France à Tokyo, John Parker part présenter une exposition photo sur son travail sur la thématique de la couleur noire. De délicieux moments de sexe vont ponctuer son séjour...
VOL PARIS / TOKYO
Mon éditeur, une fois n’est pas coutume, avait bien fait les choses cette année-là. Il avait réussi à organiser avec une agence de presse locale en partenariat avec le consulat français, une exposition de mon travail photographique à Tokyo, sur la thématique de la couleur Noire.
Les évènements s’étaient précipités, et le secrétariat de mon agence n’avait pas eu le temps d'organiser un voyage en première classe. Je devais donc subir 13 heures de vol de nuit en classe éco sans escale. Que du bonheur en perspective !
Après les recommandations d’usage et le fameux rituel de sécurité du personnel de bord, les 180 tonnes du jumbo de la Japan Air Lines prirent leur envol vers le pays du soleil levant.
J’étais installé dans la rangée Z, celle dans la queue de l’appareil. Ce qui m’accordait au moins la maigre consolation de ne pas avoir de morveux pour me pilonner le dos durant le voyage.
Nous n’étions que trois à occuper les quatre places de cette dernière rangée. Deux jeunes japonais de retour au pays pour voir leur famille pour les vacances d’hiver, et moi-même. Malgré mes recommandations, l’agence de voyage m’avait attribué le fauteuil du milieu.
Je décidais tout de même de rester zen, et de me mettre au diapason du pays qui allait m’accueillir.
Je tentais donc un baragouinage franco anglo japonais, afin de faire connaissance avec mes futurs compagnons des 13 prochaines heures. Les civilités de présentations ayant été honorées, je laissais mon esprit vagabonder dans les nuages. Heureux d’avoir mis de côté pour quelques jours, mes problèmes parisiens.
Cela faisait maintenant 6 heures que nous parcourions le globe. La cabine était plongée dans la pénombre et seuls les halos des écrans vidéo renvoyaient d’étranges et fantomatiques reflets qui invitaient à la rêverie.
J’avais toujours rêvé de baiser sur un long courrier. Ces heures de promiscuité m’avaient souvent retourné le cerveau et bien chauffé la queue. Mais je n’avais jamais eu l’audace de passer à l’acte.
Défoncer l’étroite rondelle d’une hôtesse débridée ou sucer dans les chiottes la vigoureuse tige bien bronzée d’un steward baraqué ne devaient malheureusement rester que de doux fantasmes.
Etriqué entre Kosuke le golden boy obsédé par la courbe du CAC 40 et Osamu le père de famille parfait aux 5 petits nippon tous aussi proprets, binoclards, et bien élevés que leur papa… Rien n’inspirait aux idées coquines.
Pourtant peu à peu le ronronnement du Boeing, les respirations rythmées du sommeil de mes deux voisins de rangée, et cette sensation de cocooning, me procureraient quelques sensations de bien être.
A demi larvé dans la couverture distribuée par la JAL, je me mis à déboutonner discrètement mon Levi's. Le gland déjà bien trempé, je commençais à ressentir les battements de mon cœur le long de ma queue, et j’en venais même à apprécier la situation décalée de cette branlette improvisée au milieu de 600 voyageurs.
Je commençais à me délecter à l’idée que certains puissent me surprendre… Quand un steward se présenta, juste au-dessus de moi.
Avec un léger sourire il se préoccupa de mon confort, me demandant si je désirais quelque chose en particulier. J’étais à deux doigts de lui révéler ce qui me ferait réellement plaisir, mais me dégonflant, j’en restais là.
Cette apparition finalement n’eut pour effet que de me faire débander. Je le remercie, un peu gêné, puis le beau steward disparu dans la pénombre qui l’avait révélée.
La queue à l’air sous ma couverture, je n’avais plus qu’à faire retomber la pression et tenter un petit somme.
Je senti alors la fraicheur de la main de Kosuke et la délicatesse de ses doigts de félins caresser mon gland. Je ne bougeais pas, feignant le sommeil. Je ne voulais rien perdre de cet instant qui s’annonçait comme un pur moment d’extase.
Le petit bruit de crépitement des goutellettes de précum titillées par les ongles de Kosuke était d’un érotisme criminel.
J’étais devenu aussi dur qu’une branche d’ébène. Kosuke m’enserrait à pleine main, parcourant de son pouce le relief des veines saillantes de ma queue que je lui avais toute offerte. Ma mouillure dégoulinant sur le bout de ses doigts, que j’entendais doucement se lécher.
Je sentis mon gland se réchauffer, diffusant une douceur humide bien connue. Les yeux toujours clos, je me laissais absorber par mon fauteuil.
Tout en caressant délicatement la nuque d’Osamu je lui offris fermement mon dard.
Je sentais mon gland explorer et caresser son larynx. Je l’entendais doucement aspirer et avaler ce cocktail salé de salive et de sperme naissant. Je le sentais se régaler, se repaitre tandis qu’Kosuke continuait à me branler fermement, avec de plus en plus d’entrain et de rigueur japonaise.
Mes deux amants avaient eux aussi décidé de tromper leur ennui sur ce vol Paris Tokyo.
Blotti dans les bas-fonds de notre mémoire, chacun de nous se remémorerait sans doute cette partie de baise à 30.000 pieds au-dessus du pacifique.
Je senti la décharge offrir une copieuse giclée au fond de la gorge d’Osamu. Mon sperme lui tapissa sans retenue le gosier. Il avala trois généreuses rasades de mon foutre et lécha jusqu’à la dernière goutte. Il fini par me lustrer les couilles du bout de sa langue, pour ne laisser aucune trace et tout rendre bien propre, comme un assassin dissimulant son crime.
Ainsi pourrait-il sourire innocemment à sa petite famille qui viendrait dans quelques heures l’accueillir avec joie à l’aéroport de Tokyo Narita.
SHIZUKU
C’est Shizuku Legrand la femme du consul qui m’accueilli dans le hall des arrivées de l’aéroport de Tokyo Narita.
Avec toute la bienséance japonaise elle me souhaita la bienvenue. S’excusant à plusieurs reprises en grandes démonstrations de courbettes, de l’absence de son mari occupé par ses taches consulaires.
Elle me pria dans un français impeccable de la suivre jusqu’à sa limousine stationnée sur les places VIP.
Un chauffeur aux gants blancs voulu se charger de mon bagage, mais je l’en remercie, prétextant que je ne confiais à personne ce que je possédais de plus cher au monde.
Shizuku m’invita à prendre place dans l’immense automobile. Nous nous installâmes face à face dans deux larges banquettes de cuir noir. Les vitres de verre fumé nous isolaient de la rumeur de la ville et des néons multicolores de Tokyo que mes pellicules argentiques avaient à une époque tant chéri.
Shizuku m’avoua son admiration pour mon travail. Son mari avait organisé cette exposition dans le but de présenter mes photos aux japonais mais également en l’honneur de sa femme qui vouait depuis toujours une relation particulièrement intime avec la couleur noire.
Outre sa chevelure de jais, Shizuku était vêtue d’une robe plissée du couturier Issey Miyake d’un noir profond, qui mettait en valeur la blancheur de sa peau diaphane.
Elle me semblait très excitée par ma présence. Elle m’inspirait beaucoup. Je lui demandais si elle serait gênée si je sortais mon Leica pour réaliser quelques clichés.
Elle accepta, honorée et touchée que je lui propose d’imprimer son reflet dans la mémoire de mon célèbre appareil.
Shizuku était une femme élégante, intelligente et sensuelle, elle n’eut besoin d’aucune direction pour être photogénique.
Elle ferma le regard qui nous liait au chauffeur. Nous nous retrouvâmes donc seuls, dans ce salon roulant, bien inspirés tous les deux par ce trajet qui devenait de plus en plus intime.
Elle me proposa sur le revers d’un de ses ongles quelques grammes de poudre blanche. Je la remercie. Elle me sourit, faisant disparaitre la poudre en une puissante inspiration.
Je commençais donc à la shooter. Je la sentais derrière mon viseur de plus en plus à l’aise et désinhibée.
Elle se mit peu à peu à se toucher, se caresser. Ses longs doigts blancs sur l’étoffe plissée de sa robe noire ressemblant à une danse maléfique.
Elle se cambra à genou sur la banquette, dos à moi, puis remonta doucement sa robe, pour me laisser découvrir un cul de marbre blanc parfaitement immaculé.
Se caressant sa délicate petite chatte complètement glabre, elle m’invita à me rapprocher d’elle.
A son contact je ne pu m’empêcher de rapprocher ma langue de ses lèvres. De petites gouttes commençaient à perler le long de ses cuisses. Je m’évertuais à les ramener à leur source du bout de ma langue. Chacune de mes petites lappés se terminaient sur son bouton de rose, ce qui déclenchait en elle, de délicieuses petites lamentations.
Le bruit d’un frein à main me réveilla soudain. Face à moi, Shizuku me souriait. Elle s’amusa de l’effet du jet lag, et me précisa que nous étions arrivés à mon hôtel. J’allais pouvoir me reposer et me remettre de mon voyage avant la soirée prévue en mon honneur.
Elle était si belle, ma rigide madone éthérée sur cette banquette de cuir noir, dans sa robe plissée d’Issey Miyake.
Avant de la quitter je lui demandais ce que signifiait son prénom. Elle me répondit que Shizuku voulait dire « goutte » en japonais…
KABUKICHÔ
Le secrétariat du consul avait pu m’accorder une journée de répit avant la présentation de l’exposition. Il faut dire qu’après ce voyage Paris – Tokyo j’avais besoin de reprendre un peu mes esprits, et retrouver mes sens.
Je passais une bonne partie de la journée à me remettre du jet-lag et le soir venu, accompagné de mon meilleur ami en bandoulière nous partîmes découvrir le monde.
Le quartier de Kabukichô n’était plus ce qu’il était. Autrefois très hot, il m’avait valu quelques beaux clichés de vie. J’y avais passé des soirées délicieusement décadentes, à vider mes chargeurs et me décharger les couilles sur de jeunes éphèbes qui prenaient la pose dans des rues mal éclairées, se laissant empaler par tout ce qui passait pour l’amour de l’art.
Kabukichô était devenu un Pigalle Tokyoïte de pacotille. Un repaire à touristes sans intérêt.
Après avoir rebuté quelques putes plus intéressées par mon Amex que par mon sexe, je rentrais à mon hôtel pour me pieuter et rêver une fois encore au cul de marbre blanc de madame la consule.
KURO
Le maître du Noir.
L’exposition avait été annoncée sur toutes les couvertures de la presse culturelle tokyoïte. Cet intérêt du peuple japonais pour mon travail me touchait au plus haut point.
En parallèle sur les réseaux, un post commençait à tourner concernant un « feat » artistique de l’artiste influenceur Kuro, grand maitre calligraphiste et créateur du noir absolu.
L’artiste prévoyait une performance spectaculaire pendant l’exposition.
Toujours fardé d’un épais maquillage blanc, Kuro était un étrange personnage. Aucun ne connaissait son visage et sa morphologie laissait même penser qu’il n'était pas japonais.
La particularité des œuvres de Kuro résidait dans l’utilisation d’un noir abyssal. Le néant absolu, le noir parfait.
L’ouverture de la soirée par le consul fut parfaitement gênante. J’ai toujours eu horreur des louanges.
Je me régalais par contre des sourires en coin de Shizuku qui me rappelaient le nectar de son entre cuisse.
La suite fut très protocolaire et guindée, en échanges d’amabilité et autres inepties en tout genre. Un ennui mortel.
Pour me divertir un peu, je m'intéressais à cet étrange cocktail distribué par ces magnifiques serveurs en cape noire. C'était une sorte de saké chaud, âpre et floral, qui semblait attaquer directement les neurones.
Le curieux breuvage me conduisit naturellement aux toilettes de cette salle des congrès dans le pur style nippon, en carrelage blanc immaculé et chirurgical.
J’étais seul devant la pissotière et je commençais à déballer ma queue quand un des serveurs à cape noire entra dans la pièce suivi d’un autre, qui referma immédiatement la porte derrière lui.
Je commençais à rengainer ma bite quand le type s’approcha de moi et me fit comprendre que cela n'était pas nécessaire.
Il commença à me branler pendant qu’il ôtait la capuche qui lui couvrait le visage.
Je reconnu Kuro. Son visage était grimé tel un acteur de Kabuki. Il fit tomber sa cape et son corps parfaitement maculé de blanc et tatoué à la manière Yakuza se révéla dans toute sa splendeur.
Il s’agenouilla face à ma verge et commença à me titiller le gland du bout de sa langue avant de m’absorber à pleine bouche.
La scène était surréaliste. J’étais au milieu de ce temple de faïence blanche en train de me faire sucer passionnément par un fantôme japonais, maté par un cerbère qui n’en perdait pas une goutte devant la porte des chiottes de l’enfer.
Les effets du cocktail commençaient à se faire sentir. Un délicieux vertige se mêlait à l’extase de cette pipe diaboliquement artistique que me faisait Kuro.
Sa bouche était gourmande, il m’avalait tout entier, entre deux lapées sur mes couilles, il m’enserrait la queue entre ses longs doigts blanc, pour me branler énergiquement.
J’étais au bord du précipice, j’avais l’impression que mon dard allait exploser, je le sentais se tendre à ne plus en pouvoir.
La collab artistique était là, au bout de ma queue.
Mon extase me révèlerait le secret de son noir absolu. Ses paroles m’inondaient, et pour plus de plaisir il m’enfila son majeur dans le cul, ce qui eu pour effet de me faire lui pisser dessus.
Ma fontaine était généreuse, il ouvrait la bouche pour s’en délecter…
Ma pisse était noire ! C’était cela son œuvre, lui en tableau vivant, et moi en peintre érotique lui déverssant mon encre noire.
Le tableau était magnifique, ce corps blanc marbré de ruisseaux noirs comme les veinures d'un Nosferatu.
Je ne m’arrêtais plus de pisser, ma bite comme un derrick giclait à flots…
Il me reprit à pleine bouche pour me faire venir. Le fond de sa gorge m’appartenait, je le possédait, il exultait.
Ma semence jaillit. Epaisse et généreuse, dégoulinant au rythme de mes battement de cœur. Mon sperme coulait de sa bouche sur son torse maculé de mes jets de pisse noire.
Kuro se faisait œuvre. Vénérant mon dard dont il s’était servi comme pinceau de sa folle calligraphie.
Le cerbère immortilisa l’instant avec un Polaroïd.
Après avoir revêtus leur cape, ils sortirent, me laissant vidé et groggy au milieu de ces chiottes de carreaux blancs, comme perdu dans un tableau de Jesse Draxler.
Cette photo ne me quitte plus. Elle se perd entre les pages de mon agenda, et souvent je la regarde. Pour me rappeler cet instant magique ou la bouche de Kuro m'à fait sortir des ténèbres pour me révéler une partie de mon humanité.